Le contexte
Une mutuelle santé disposait déjà d’une application mobile pour ses adhérents — son espace personnel, portage mobile d’un extranet web responsive. L’application n’en était pas à ses débuts : plus de quinze versions majeures s’étaient succédé. Nous sommes intervenus sur une base existante, avec ses choix, son historique et ses contraintes.
L’enjeu
Reprendre le code de quelqu’un d’autre est un exercice particulier, surtout sur une application déjà entre les mains de milliers d’adhérents. On ne peut pas tout réécrire : chaque changement doit être justifiable, et aucun ne doit dégrader ce qui fonctionne déjà.
Le point sensible était l’authentification. C’est le premier écran, celui que tout le monde voit, celui qui décide si l’application est utilisée ou désinstallée. Un adhérent qui doit ressaisir un mot de passe complexe à chaque consultation de ses remboursements finit par ne plus ouvrir l’application.
Ce que nous avons fait
- Refonte du parcours d’authentification en natif. Les écrans de connexion ont été sortis de la webview et redéveloppés en natif — c’est la partie où la différence de fluidité se ressent immédiatement.
- Intégration complète du flux Keycloak, la solution de gestion des identités déjà en place côté client. Nous nous sommes adaptés à leur infrastructure plutôt que d’imposer la nôtre.
- Connexion biométrique : empreinte digitale et reconnaissance faciale, pour supprimer la friction du mot de passe à chaque ouverture.
- Conservation de la webview pour le cœur fonctionnel de l’espace adhérent. Le contenu métier restait maintenu côté web par les équipes de la mutuelle : le dupliquer en natif aurait créé deux sources de vérité à maintenir. Une surcouche native ciblée là où elle apporte quelque chose, et rien de plus.
Le résultat
L’application est publiée sur l’App Store et le Play Store, avec un parcours de connexion natif et biométrique sur les deux plateformes.
Le choix structurant de cette mission a été de ne pas tout reconstruire. Refaire l’espace adhérent en natif aurait été plus spectaculaire, plus long, et aurait imposé à la mutuelle de maintenir deux fois le même métier. L’effort a été concentré sur les 20 % de l’application où le natif change réellement l’expérience.
Aperçus
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