Le contexte
Un éditeur fournit des solutions de télévision et de vidéo à la demande à des opérateurs télécoms, dans plusieurs pays. Chaque opérateur veut son application, à sa marque, avec son catalogue et ses spécificités locales — mais aucun ne veut payer le développement complet d’une application de zéro.
L’enjeu
C’est un problème classique et rarement bien résolu : comment servir N clients avec une seule base de code sans que chaque nouveau client casse les précédents ?
Les deux échecs habituels sont connus. Soit on duplique le projet à chaque opérateur, et au bout de quatre déclinaisons plus personne ne sait quel correctif a été appliqué où. Soit on empile les conditions dans un tronc commun, et le code devient illisible.
À cela s’ajoutait une contrainte de terrain : ces applications tournent sur des réseaux et des appareils qui ne ressemblent pas à ceux d’Europe de l’Ouest. Bande passante variable, parc d’appareils ancien, contraintes de coût de données côté utilisateur.
Ce que nous avons fait
- Une bibliothèque partagée regroupant ce qui ne change pas d’un opérateur à l’autre : lecture des flux, navigation dans le catalogue, gestion de session, briques d’interface communes.
- Des applications par opérateur construites sur cette bibliothèque, ne portant que ce qui leur est réellement propre — identité visuelle, catalogue, spécificités locales.
- Une mesure d’audience auto-hébergée, plutôt qu’un service tiers. Sur ce type de produit, savoir ce qui est regardé est stratégique pour l’opérateur : la donnée reste chez lui.
- Des versions télévision connectée, avec les contraintes propres à ce support : navigation à la télécommande, lisibilité à trois mètres, pas de saisie clavier confortable.
Le résultat
Plusieurs applications opérateurs livrées à partir d’un socle commun, maintenues en parallèle sur trois ans.
La leçon de ce type de projet est simple à énoncer et difficile à tenir : la frontière entre le socle et la déclinaison doit être décidée tôt, et défendue ensuite. Chaque fois qu’une spécificité d’un opérateur remonte dans le tronc commun « juste pour cette fois », c’est le socle qui se paie l’addition les années suivantes.
Aperçus
Client couvert par un accord de confidentialité