Le contexte
Un cabinet de courtage indépendant : une personne, un bureau, un petit nombre de compagnies partenaires. Deux publics arrivent par des portes différentes — celui qui pousse la porte du bureau et décide en face à face, et celui, plus jeune, qui cherche sur son téléphone avant d’appeler.
Le site existe pour le second. Sa mission est étroite et mesurable : permettre à un inconnu de décider si ce cabinet vaut un appel, et rendre cet appel facile à passer.
L’enjeu
La tentation, sur ce genre de projet, est la plaquette gonflée : des tarifs affichés, des statistiques de portefeuille, une promesse de réponse sous vingt-quatre heures. Rien de tout cela n’est tenable par une personne seule — et un visiteur qui découvre l’écart entre la promesse et la réalité ne revient pas.
L’exercice consistait donc à écrire un site à la taille réelle du cabinet : suffisamment complet pour être trouvé et pour répondre aux questions qu’on se pose avant d’appeler, suffisamment honnête pour que chaque phrase survive au premier rendez-vous.
Deux contraintes techniques s’y ajoutaient. Le visiteur type arrive sur un téléphone, souvent en réseau mobile : la vitesse d’affichage n’est pas un raffinement, c’est la condition pour qu’il reste. Et le cabinet n’a personne pour administrer une plateforme : le site devait pouvoir vivre des années sans maintenance de plateforme ni surveillance de failles.
Ce que nous avons fait
- Un site entièrement pré-généré. Les trente-cinq pages sont produites une fois, à la construction ; le serveur ne fait que les envoyer. Il n’y a ni base de données à sauvegarder, ni moteur à maintenir à jour, ni surface d’attaque à surveiller.
- Un contenu structuré et typé, organisé par collections plutôt qu’en pages écrites à la main, pour que l’ajout d’une garantie ou d’un article ne demande pas de retoucher la mise en page.
- Aucune dépendance extérieure au moment de l’affichage. La typographie est hébergée sur le site, le peu de code exécuté dans le navigateur est écrit à la main plutôt qu’emprunté à une librairie d’animation. Rien n’est chargé depuis un tiers — ce qui est autant une question de vitesse que de confidentialité des visiteurs.
- Les données structurées page par page, un plan du site et un flux de publication, pour que les moteurs de recherche comprennent ce qu’est ce cabinet, ce qu’il couvre et où il se trouve.
Le résultat
Un site rapide, complet et sans pièce mobile — ce qui, pour un cabinet sans service informatique, est la seule forme de site qui tienne dans la durée.
Ce projet illustre une position que nous défendons souvent : sur un site de petite structure, l’essentiel du travail n’est pas technique. Il consiste à décider ce que le site ne dira pas, et à écrire le reste de façon qu’il reste vrai le jour où le visiteur décroche son téléphone.
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